Deuxième scherzo

Deuxième scherzo


Op. 024
1841
[ 0.00/5 ]

Dédicace : Son Ami Franz Liszt

Genre : Forme classique

Style : -

Tonalité : ré M

Difficulté :

Editions :
Schlesinger, MS3212 (1841)
Mechetti MS 3670 (09/1842)
Cranz
Joubert

Critiques; :
Divers

Partition(s)


Source(s) de la partition :



Commentaires, Informations sur l'Oeuvre :


Ce deuxième Scherzo, paru en 1841 est dédié à Liszt, compatriote et 'ami' de Heller à cette époque. Il est d'un style absolument pas Lisztien, ne cherchant que peu la brillance. Marmontel trouve ce scherzo plein de fraîcheur, jeunesse et originalité.Maurice Bourges, dans une lettre de 1841, en fait la publicité. L'extrait suivant est riche d'enseignements : 'Ainsi , M. Heller ne s'est pas évertué (et il a fort bien fait) à réformer un plan généralement admis : son morceau, d'un mouvement rapide et d'un caractère animé, est taillé tout simplement d'après la coupe appelée dans l'école coupe binaire , c'est-à-dire divisé en deux grandes portions bien tranchées dont la première, se terminant dans le ton de la dominante, renferme l'exposition complète des idées capitales, et dont la seconde finit par les reproduire avec transposition, mais après de larges périodes de développement. Donc rien d'extraordinaire de ce côté-là. Tout le mérite (et il est grand sans doute) consiste à avoir rempli ce cadre des plus heureuses pensées; c'est par là que M. Heller sort de la foule ; il est encore lui-même par l'art infini avec lequel il sait les enchaîner, les faire contraster, vivifier l'ensemble de son ouvrage, sans laisser éteindre l'attention pendant une seule mesure. Allez de la première à la dernière, depuis le motif d'entrée, d'un jet si rapide, si original, jusqu'à la péroraison qui le rappelle énergiquement, vous trouverez la trame parfaitement tissée. Au travers de cette forte unité, vous verrez avec complaisance se jouer les brillants caprices d'une imagination riche et fertile, douée d'une singulière souplesse par une longue pratique de l'improvisation. Observez en passant, je vous prie, l'élégante simplicité de la phrase de chant en la majeur, dont le premier membre sert très heureusement à accompagner le second, et acquiert un nouvel intérêt dans la période crescendo qu'il fournit à lui seul.